Cancer du diable
Depuis dix ans, un cancer de la face décime les diables de Tasmanie. Il se propagerait par transmission de cellules tumorales via les morsures que ces animaux s'infligent à la face. L'hypothèse sort renforcée des travaux de deux biologistes australiens. En analysant les tumeurs prélevées sur onze individus, ils y ont observé le même réarrangement chromosomique. Un diable normal a sept paires de chromosomes, dont les chromosomes sexuels. Dans les tumeurs, exit les chromosomes sexuels, les chromosomes 2 et l'un des chromosomes 6. Il y a en revanche quatre fragments chromosomiques isolés supplémentaires.
A.M. Pearse et K. Swift, Nature, 439, 549, 2006.