Cancer du sein : des puces à la rescousse
Pour entraver l'apparition de métastases, l'ablation d'une tumeur mammaire est souvent suivie de traitements complémentaires lourds. Or, l'usage de puces à ADN semble aujourd'hui permettre de faire la distinction entre les tumeurs qui donneront des métastases et celles qui n'en donneront pas. Une avancée vers des traitements ultrapersonnalisés.
Quand un cancer du sein est diagnostiqué, la riposte médicale est prompte et massive. Après l'ablation chirurgicale de la tumeur, tout l'arsenal de la médecine est déployé pour éradiquer les cellules cancéreuses qui pourraient subsister : radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie, seules ou en association, suivant les protocoles adoptés. Deux récentes conférences de consensus, en Europe et aux Etats-Unis, préconisent d'ailleurs l'usage d'un tel traitement adjuvant chez 90 % des patientes jeunes souffrant d'un cancer du sein sans atteinte des ganglions lymphatiques1,2.