Chorégraphie à fleur de terre
Aucune n'en a vraiment mille... L'espèce la plus fidèle à son nom compte tout de même sept cent cinquante-deux pattes ! Passé la surprise créée par semblable répétition d'un ensemble d'organes, les myriapodes étonnent les physiologistes par les différences que présentent les principes de locomotion d'une classe à l'autre. Preuve que la coordination des mouvements n'est pas simple : certains mille-pattes, eux-mêmes, s'emmêlent les pinceaux !
Les mille-pattes ou myriapodes exhibent, dans leur mode de déplacement, une sorte de marche continue, sans heurt, et dont l'allure, poussée par de minuscules et délicats appendices, développe un roulement irrésistible. Ces êtres produisent sur nous un sentiment visuel particulier, que l'on pourrait définir comme la perception d'une locomotion veloutée, amorce d'une progression infinie. Est-ce pour cela que des eth-nies d'Afrique les considèrent comme le symbole de l'immortalité ? Reste à comprendre - c'est ce qui nous arrête ici - les mécanismes intimes qui permettent et dirigent leur déplacement.