Les jeunes boudent les sciences... et l'université
La désaffection pour les filières scientifiques se poursuit. Les chiffres définitifs pour
la France sont impressionnants. Ils montrent que les effectifs en premier cycle ont baissé entre 1995 et 2000 de près de moitié en physique 46,7 % et de plus d'un quart en sciences de la nature et de la vie 26,8 %1. Mais il s'agit au moins autant d'une désaffection à l'égard de l'université. Car, dans la même période, les effectifs des écoles d'ingénieurs ont augmenté de 23,7 %.
On peut affiner l'analyse, pour tenter de découpler les deux types de désaffection.