Pneumopathie, les lendemains d'une épidémie
12 mars : l'OMS annonce l'apparition d'une pathologie respiratoire contagieuse. Alors que le nombre de pays touchés va croissant, des réseaux de chercheurs se mettent en place pour tenter de comprendre la nature de l'agent infectieux. 16 avril : le virus est formellement identifié. Retour sur un mois de collaboration scientifique d'une ampleur sans précédent. Et perspectives d'avenir.
Carlo Urbani n'était pas venu au Vietnam pour s'intéresser à une banale pneumo-pathie. Mais en tant qu'expert des pathologies infectieuses mandaté par l'Organisation mondiale de la santé OMS, c'est à lui que, en février, on a fait appel pour essayer de comprendre ce qui se tramait alors à l'hôpital français de Hanoi. Un homme d'affaires américain était arrivé à l'hôpital après s'être senti mal durant son voyage, depuis Shanghai et Hong Kong. Il avait développé une pneumopathie et les médecins ne parvenaient pas à en comprendre la cause. Les premiers signes ont fait penser à un syndrome grippal. Un temps, les médecins ont évoqué une forme de sida suraigu. Carlo Urbani conclut finalement qu'il s'agissait de quelque chose d'inconnu à ce jour.