Prédire la toxicitédes médicaments sans testssur les animaux

Un mini-cerveau, créé à partir de cellules cutanées reprogrammées, permet d'étudier les effets pharmacologiques et toxicologiquesde médicaments en phase de développement. S'appuyant surdes algorithmes d'apprentissage automatique, cette stratégie s'impose comme une option crédible pour remplacer l'expérimentation animale.

Dans La Science et l'Hypothèse, paru en 1902, le mathématicien, physicien et philosophe Henri Poincaré expliquait : « On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres ; mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison. (1) » À l'heure actuelle, une bonne partie de la science emprunte pourtant cette direction : nous étudions les cellules et les molécules - les briques - sans nous soucier de l'organisme - la maison. Cette approche déconstructiviste a sans doute été utile, voire nécessaire. Trop souvent néanmoins, elle nous a rendus incapables d'avoir une vision globale, de prendre du recul. Si cela ne pose pas de difficulté quand il s'agit simplement de publier un nouvel article scientifique, c'est nettement plus problématique quand l'enjeu est de déterminer si un médicament peut être testé chez les humains ou si un produit chimique peut être mis sur le marché.

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