Première détection électronique de l'ADN grâce à un réseau de transistors
La détection purement électronique de l'ADN est possible, vient de montrer une équipe de physiciens français. Leur technique, fondée sur des réseaux de transistors à effet de champ, a été appliquée à la détection d'une mutation génétique.
Notre société utilise de plus en plus fréquemment les tests ADN: dépistages médicaux, identification de micro-organismes pathogènes, analyses judiciaires, etc. Pourtant, l'analyse à grande échelle de portions d'ADN reste difficile. Les méthodes habituelles nécessitent de fixer des molécules de marquage fluorescentes ou radioactives. Des physiciens de l'École normale supérieure de Paris viennent de montrer qu'il était possible de déceler l'ADN bien plus simplement, à l'aide d'un réseau de transistors. Leur technique réunit de nombreux atouts: absence de marquage, miniaturisation à l'échelle du micromètre, analyse d'un grand nombre d'échantillons en parallèle, etc.