L'outil, les fonctions et le sens
Evident pour le neurologue, l'intérêt de l'imagerie cérébrale l'est moins pour le psychiatre. Que peut-on voir dans le cerveau d'un malade psychique ? Rien, ou presque rien. Le diagnostic psychiatrique ne correspond à aucune lésion cérébrale décelable, à aucun signe clinique objectivable et quantifiable. Par ailleurs la TEP et l'IRM n'offrent que des images artificiellement fabriquées. Enfin les biais méthodologiques sont inévitables. Les principales promesses des nouvelles techniques sont dans l'analyse des fonctions cognitives. A condition de garder à l'esprit que la pensée reste fondamentalement individuelle.