Histoire d'un inventaire oublié
Pour les nations européennes qui s'étaient engagées dans la conquête du monde, dresser l'inventaire des flores locales constituait un enjeu prioritaire. De volumineux herbiers furent préparés par les Portugais, les Hollandais et les Anglais. Un chirurgien français de Chandernagor consacra plus de trois décennies à mener à bien une entreprise similaire, mais son travail fut méprisé par les savants parisiens. Pourquoi ?
Du commerce à la linguistique
Depuis sa création en 1600, la Compagnie anglaise des Indes orientales entretient des liens étroits avec les cercles savants, que ce soit par l'intermédiaire de ses employés astronomes, naturalistes, etc. ou de ses illustres actionnaires Newton, Boyle.... En 1783, un jeune juge ambitieux, membre de la Royal Society, est nommé à la cour suprême de Calcutta. Sitôt arrivé, il crée une structure calquée sur la société savante londonienne : l'Asiatic Society of Bengal. Deux ans plus tard, William Jones lit devant ses membres un discours fondateur pour l'étude des langues.
Les hommes- instruments de sa majesté
La géographie est la reine des sciences de l'empire britannique. Mais comment cartographier une région hostile, à la fois par son paysage et sa population ? Comment arpenter avec précision sans l'aide des instruments de mesure classiques, trop encombrants ou trop voyants ? Au Tibet, dans la seconde moitié du XIXe siècle, Britanniques et Indiens innovent : un instrument de mesure à forte composante humaine, efficace et discret, voit le jour...