Gloire et disgrâce de la théorie endosymbiotique

Certains compartiments des cellules étaient, à l'origine, des bactéries qui y vivaient en symbiose. Proposée à la fin du XIXe siècle, cette théorie fut réfutée, et tomba dans l'oubli, avant de s'imposer dans les années 1980. Son histoire est liée à celle des outils avec lesquels la cellule a été observée.

Quels ancêtres pour nos cellules ?

Comme celles des animaux et des champignons, nos cellules sont caractérisées par l'existence d'un noyau et d'organites. Par quel processus l'évolution a-t-elle fini par produire ce type de cellules, dont le génome présente une parenté avec les deux grands groupes bactériens connus ? Depuis un quart de siècle, la question ne cesse de rebondir. Plusieurs scénarios sont en concurrence.

La saga de l'endosymbiose

Grâce à leurs mitochondries, les cellules à noyau respirent. Une faculté qu'elles auraient acquise au cours du Précambrien, après qu'un eucaryote primitif eut phagocyté une bactérie utilisatrice d'oxygène. De cette rencontre est née une association durable, l'endosymbiose, dont on connaît de nombreux exemples actuels. Au cours de l'évolution, ces événements d'endosymbiose se sont répétés par vagues successives. Les végétaux ont aussi acquis leurs plastes, et du même coup la capacité d'effectuer la photosynthèse.