Susan Lolle et Robert Pruitt : « Une séquence génétique cachée fait mentir les lois de Mendel »

Un article paru fin mars fait grand bruit chez les spécialistes de biologie végétale : des mutants d'Arabidopsis l'arabette des dames, plante modèle en biologie incapables de fleurir engendrent 10 % de descendants qui, eux, fleurissent. Ces descendants ont récupéré le gène sauvage, alors même que le génome de leurs parents ne porte que le gène mutant [1]. Comment expliquer cet étonnant phénomène, en contradiction avec les lois de Mendel ?

Claudie Doums : « Un schéma reproductif inattendu chez les fourmis »

Chez les fourmis, les abeilles et autres hyménoptères, les mâles n'ont qu'un seul exemplaire de chaque chromosome. Ils se développent par parthénogenèse, c'est-à-dire à partir d'un ovocyte non fécondé. Les femelles, elles, possèdent deux exemplaires de chaque chromosome, et sont produites par reproduction sexuée. Mais voilà qu'une espèce de fourmis vient bousculer ce schéma. Chez Cataglyphis cursor, les reines engendrent d'autres reines par parthénogenèse !