Neurosciences

La voix, une stratégie de soin pour les bébés prématurés

Les premières semaines de vie d'un enfant prématuré sont synonymes de danger. Pour minimiser les risques d'ordre médical (problèmes de respiration, de thermorégulation, de nutrition, risques majeurs d'infection), un certain nombre de procédures, vitales mais douloureuses, sont mises en place. Des soins qui supposent un isolement des parents et une exposition fréquente à la douleur. Un autre moyen de lutter contre ces différents facteurs de risque, c'est la voix des parents. Le contact vocal précoce (parole ou chant) peut activer des réponses – mesurables – de bien-être chez le bébé prématuré, dont on commence à comprendre les mécanismes neurobiologiques sous-jacents. Une stratégie de soins qui bénéficie aussi au père et à la mère, raconte Manuela Filippa dans cet article issu du trimestriel n°570 de La Recherche, actuellement en kiosque. Ces travaux ont aussi fait l'objet d'une présentation lors des 9e Rencontres « Recherche et Création », organisées les 11 et 12 juillet par l'Agence nationale de la recherche et le Festival d'Avignon.

La voix, une stratégie de soin pour les bébés prématurés

Les premières semaines de vie d'un enfant prématuré sont synonymes de danger. Pour minimiser les risques d'ordre médical (problèmes de respiration, de thermorégulation, de nutrition, risques majeurs d'infection), un certain nombre de procédures, vitales mais douloureuses, sont mises en place. Des soins qui supposent un isolement des parents et une exposition fréquente à la douleur. Un autre moyen de lutter contre ces différents facteurs de risque, c'est la voix des parents. Le contact vocal précoce (parole ou chant) peut activer des réponses - mesurables - de bien-être chez le bébé prématuré, dont on commence à comprendre les mécanismes neurobiologiques sous-jacents. Une stratégie de soins qui bénéficie aussi au père et à la mère, comme le montrent les études.

La narcolepsie, trouble assommant

Somnolences inattendues en pleine journée, sommeil nocturne très perturbé, hallucinations, paralysies... tels sont les symptômes de la narcolepsie. Après des années de recherche, on sait désormais que cette pathologie handicapante est due à la destruction de neurones spécifiques dans une région à la base du cerveau, l'hypothalamus. Mais la cause de leur destruction n'est pas encore élucidée. Des travaux récents utilisant des outils de transcriptomique donnent l'espoir de lever le voile sur ce mystère afin d'aboutir à des traitements autres que symptomatiques.

« Une portion de leur cerveau semblait être en train de dormir alors qu’ils étaient éveillés »

Quand notre esprit vagabonde, c’est peut-être qu’une partie de notre cerveau est en train de dormir. Thomas Andrillon, chercheur à l’Institut du cerveau, à Paris, et son équipe ont découvert que certaines zones de notre encéphale semblent endormies alors même que nous sommes conscients. Leur étude, parue dans Nature Communications, s’est intéressée aux déficits de l’attention au moyen d’une expérience. Il nous présente leurs conclusions.

Sexe et comportement parental : des réseaux neuronaux aux commandes

Malgré des différences apparentes d’un sexe à l’autre, le comportement parental est piloté par une population spécifique de neurones que l’on retrouve chez la souris aussi bien dans le cerveau des mâles que celui des femelles. Le fonctionnement de cette population neuronale a été mis en évidence et  précisé par Catherine Dulac et son équipe. Une découverte surprenante qui a valu à la neuroscientifique de recevoir le prestigieux Breakthrough Prize 2020.