Aaron Ciechanover : « L' ubiquitine vaut bien un Nobel »

Vers la fin des années soixante-dix, l'attention des biochimistes est focalisée sur le décodage du génome et la synthèse des protéines. Très peu s'intéressent aux mécanismes de leur dégradation. Les lauréats du prix Nobel de chimie 2004 font partie de ceux-là. Leurs découvertes ont révolutionné ce champ de recherche, en montrant que la dégradation des protéines intracellulaires était soumise à une régulation très fine, qui conditionne le fonctionnement des cellules. Les premières molécules thérapeutiques fondées sur ces travaux commencent à sortir des laboratoires.