Informatique

Pourquoi raconter des maths à un ordinateur

Les ordinateurs sont d'une aide précieuse pour le calcul. Pourraient-ils passer au cran supérieur en aidant au raisonnement ? Des progrès récents font entrevoir une nouvelle ère dans laquelle les ordinateurs serviraient à prouver des théorèmes dans toutes les branches des mathématiques, qu'ils portent sur des objets calculables ou sur des entités plus abstraites. Le premier bénéfice attendu serait la certitude que tous les arguments utilisés sont corrects, mais la communication, l'enseignement et même la création mathématique en tireraient également parti.

Les mystères biologiques de la formation des choux-fleurs

Un chou-fleur, un brocoli et un chou romanesco sont constitués de bourgeons destinés à devenir des fleurs, mais ils n'atteignent jamais leur but. En raison de particularités génétiques, ils se transforment en tiges qui, à leur tour, tentent de produire des fleurs et ainsi de suite. Cette réaction en chaîne aboutit à la structure végétale que nous mangeons. Des chercheurs ont élucidé les mécanismes à l'origine de cette croissance, qui donne à ces choux cet aspect que les mathématiciens qualifient de fractal.

“Le CNRS obère les chances des systèmes européens de faire partie des futurs standards de cryptographie”

Cela fait presque cinq ans que les cryptographes du monde entier soumettent des candidats à une compétition afin de définir les nouveaux standards de cryptographie capables de résister à l’ordinateur quantique. Les finalistes sont évalués en ce moment, et les standards retenus seront annoncés début 2022. Problème : le CNRS revendique des droits sur deux des finalistes principalement européens, ce qui limite leur chance d’être sélectionnés. Un dysfonctionnement inacceptable pour le cryptographe Damien Stehlé, professeur en informatique à l’École normale supérieure de Lyon, co-auteur de plusieurs soumissions.

Ordinateur quantique : corriger les erreurs avant d’augmenter la puissance

Alors que la puissance des ordinateurs quantiques ne cesse de croître, les scientifiques s’intéressent dorénavant à consolider leurs performances. Ces machines sensibles sont sujettes à l’introduction d’erreurs dans leurs circuits. Les ingénieurs de Google viennent de mettre en œuvre une méthode de correction de ces anomalies, qui règle en partie ces problèmes.

Affaire Pegasus : comment des téléphones ont-ils pu être contaminés sans action de leur propriétaire ?

L’entreprise israélienne NSO est sur la sellette pour avoir fourni des outils de surveillance de téléphones à de multiples États qui les ont utilisés pour espionner des journalistes et militants des droits de l’homme. Deux spécialistes analysent pour nous le rapport technique publié par Amnesty International qui permet de constater le degré de sophistication très élevé des méthodes employées. Seule solution pour se prémunir de telles infections : utiliser pour téléphoner un réseau abstrait superposé qui, à l’instar de Tor pour Internet, anonymiserait complètement les communications téléphoniques.

Une faille sur les serveurs Microsoft Exchange risque de faire des dégâts à retardement

Le 2 mars dernier, l’entreprise Microsoft a rendu publiques quatre vulnérabilités sur ses serveurs de courrier Microsoft Exchange et a proposé dans la foulée les correctifs pour y remédier. Mais on ignore depuis combien de temps ces failles étaient exploitées par les pirates. Même si le correctif a été progressivement appliqué à 92 % des entités vulnérables, plusieurs groupes ont pu pénétrer dans les réseaux des 400 000 serveurs exposés au départ. Que feront-ils de cette aubaine ? Il est trop tôt pour le savoir, mais cette mésaventure risque de se retourner contre Microsoft, notamment pour sa réputation si les données de ses clients s’échappent dans la nature ou si les demandes de dommages de clients lésés se multiplient. Trois spécialistes de sécurité informatique détaillent l’histoire. 

Le projet collaboratif Pl@ntNet récompensé par un prix d’innovation

Alors qu’elle fête ses dix ans cette année, la plate-forme collaborative d’identification des plantes à l’aide d’un algorithme d’apprentissage profond s’est vu décerner le prix de l’innovation Inria – Académie des sciences – Dassault Systèmes. Nous lui avions consacré un article dans notre numéro d’avril 2017, que nous vous proposons de (re)lire.

Un prix pour le rapprochement des mathématiques et de l'informatique

La guerre entre mathématiques et informatique n’aura pas lieu. En tout cas pas cette année où le Grand prix Inria-Académie des sciences vient d’être décerné à Pierre-Louis Curien, champion du rapprochement des deux disciplines. Directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’Institut de recherche en informatique fondamentale, le récipiendaire nous raconte son parcours initialement très mathématique.