La nichée est dans l'estomac
Le mode de reproduction de deux espèces de batraciens découverts en Australie en 1973 et 1984 a de quoi surprendre : il constitue les seuls cas connus d'une gestation gastrique de la progéniture grâce à un mécanisme inhibiteur des sécrétions acides. La femelle jeûne durant les six à huit semaines de la « nidification » jusqu'à la maturation de ses petits et leur accouchement par la bouche.
Les ailes du poison
La substance sécrétée par la peau et les plumes de trois espèces de pitohui est cent fois plus nocive que la strychnine. Il aura fallu attendre les années 1990 pour que la toxicité de ces oiseaux de Nouvelle-Guinée - connue des Papous - soit scientifiquement mise en évidence. Au-delà, cette découverte fait ressortir un cas surprenant de convergence avec une variété de batracien et fournit des exemples très parlants de mimétisme animal.
En plein désert, sans jamais boire une goutte
Merveille d'adaptation au milieu extrême de la vallée de la Mort Californie, le rat-kougourou présente d'étonnants mécanismes physiologiques. Il ne consomme pas moins d'eau que les autres mammifères mais il ne boit jamais ! Ce rongeur s'hydrate lui-même en oxydant l'hydrogène de sa nourriture et dispose d'un système régulateur si particulier qu'il pourrait s'abreuver d'eau de mer.