Dossier

Une porte vers la dépendance ?

La symbiose est perçue comme une association bénéfique qui favorise l'émergence de nouveaux organes ou de nouveaux organismes. Cependant, ces interactions très étroites entre des espèces différentes conduisent aussi à la dépendance. Où se situe la limite ?

Le plancton marin, un océan de symbioses

Les océans regorgent de microorganismes à la dérive. Découverts dès le XIXe siècle, ils intriguent les naturalistes pour leurs associations étonnantes, comme ces microalgues jaunes, logées au sein d'êtres unicellulaires aux formes spectaculaires. Les uns fournissent l'énergie liée à l'activité photosynthétique, les autres des nutriments. Aujourd'hui encore, ces associations symbiotiques continuent de surprendre tant par leur foisonnante diversité que par la complexité de leurs interactions à tous les niveaux. Celles-ci restent d'ailleurs largement incomprises.

Histoires d'une notion

Définie au XIXe siècle, après l'observation de divers organismes comme le lichen, la symbiose illustre la complexité des interactions dans le monde du vivant et le renouveau d'une pensée du lien. Vincent Zonca, auteur d'un essai sur les lichens, revient sur l'histoire et les enjeux de ce concept.

Humain-machine, des liens indéfectibles

Nos outils, machines, instruments et techniques doivent leur existence à notre activité. En retour, nous bénéficions de leur présence qui nous épargne bien des efforts. Peut-on pour autant parler de symbiose ? Assurément, car il nous est quasi impossible de couper notre dépendance envers ces systèmes.

Paradoxes entre science et fiction

Qu'ils impliquent des espèces d'une planète fictive, telle Pandora dans le film Avatar ou qu'ils mettent en scène une espèce terrestre et une entité extraterrestre comme dans Dune, les êtres extraterrestres symbiotiques sont assez rares en science-fiction. Le parasitisme est plus fréquent et a marqué le genre, comme dans la série Alien. Dans tous les cas, les paradoxes alimentent des scénarios palpitants. Petit panorama.

Fluctuations du vide et force de Casimir

Deux objets placés dans le vide à une distance de quelques micromètres s'attirent. Cet effet contre-intuitif a été prédit à la fin des années 1940 par le physicien néerlandais Hendrik Casimir, puis mesuré dans plusieurs expériences depuis les années 1990. Ce sont les fluctuations de champ dans le vide qui permettent de le comprendre.

Quand le cerveau fait le vide

L'activité du cerveau au repos, lorsque nous « faisons le vide », alongtemps été interprétée comme un bruit de fond. En fait, elle reflètel'activité intrinsèque de réseaux fonctionnels. De quoifaciliter le protocole expérimental pour réaliser des cartesprécises de la connectivité du cerveau humain.