Paléontologie

Jurassic World : des dinosaures et des monstres

Avec Jurassic World Dominion (Le Monde d’après, dans la version française), qui sort en France ce 8 juin, les dinosaures envahissent de nouveau les écrans. Dans les deux premiers films, cette série se distinguait de Jurassic Park par de nouveaux monstres. Quels sont-ils et que peut-on en dire à la lumière des connaissances actuelles ? Peut-on replacer ces dinosaures génétiquement modifiés dans leur arbre phylogénétique ? Deux paléontologues ont mené l’enquête.

« Retisser le lien entre histoire très ancienne et histoire récente »

La notion de préhistoire est fermement ancrée dans l'imaginaire collectif. Apparue dans le courant du XIXe siècle, cette convention désigne à la fois une période historique et une méthode d'investigation. Elle semble aussi, de par son préfixe « pré », rejeter hors du champ historique 99,7 % de l'histoire de l'humanité. Une ambiguïté que le préhistorien Boris Valentin s'évertue à clarifier.

Des fossiles de spores vieux de 480 millions d’années : des intermédiaires entre les algues et les plantes terrestres ?

Les plantes terrestres auraient évolué à partir de leurs ancêtres marines : les algues. Mais cette transition entre les eaux et la terre reste encore mystérieuse. Des paléobotanistes éclairent cette question d’un nouveau jour. Ils ont retrouvé ce qui semble être la plus ancienne trace de végétaux terrestres et confirment l’existence d’intermédiaires entre les algues et les plantes terrestres.

Des étés chauds et secs au Crétacé

À la fin du Crétacé, il y a 78 millions d’années, les températures étaient supérieures à ce qu’on pensait jusqu’à très récemment. Une équipe internationale de paléoclimatologues s’est penchée sur la reconstruction de températures saisonnières à cette époque avec une nouvelle méthode. Ils ont découvert qu’aux moyennes latitudes de l’hémisphère Nord, les étés étaient secs et caniculaires, et les hivers doux et humides.

Aux racines de l'explosion cambrienne

Des fossiles exceptionnellement bien préservés d’un organisme multicellulaire de 547 millions d'années, baptisé Namacalathus, ont été découverts en Namibie par des scientifiques de l'université d’Édimbourg. L'analyse des tissus mous a mis en lumière les origines de l'apparition des animaux modernes, lors de l'explosion cambrienne.

"J’aimerais que la paléogénétique aille au-delà de l’étude de l’ADN ancien"

L’essor de la paléogénétique, ou analyse de l’ADN ancien, depuis une trentaine d’années, c’est aussi celui des technologies de séquençage de l’ADN. Une histoire que Ludovic Orlando, directeur du centre d’anthropologie et de génomique de Toulouse à l’université Paul-Sabatier et spécialiste de la domestication des chevaux, conte de manière magistrale dans L’ADN fossile, une machine à remonter le temps (Odile Jacob, 2021), et qu'il nous partage dans cet entretien.

Le premier Homo Sapiens européen était-il bulgare ?

Des analyses de restes exhumés dans une grotte bulgare montrent qu’Homo Sapiens serait arrivé en Europe il y a 45 000 ans, 5000 ans plus tôt que ce que les paléontologues pensaient. L’apparition des innovations culturelles de cette époque, telles qu’on les retrouve dans des sites néandertaliens, pourrait ainsi résulter d’une acculturation avec Homo Sapiens.

Le plus ancien fossile d'oiseau moderne enfin décrit

À quoi ressemblaient les ancêtres des oiseaux modernes ? La récente étude du fossile de l’un d’entre eux par une équipe internationale confirment certaines hypothèses génétiques, et apporte de précieuses indications sur la morphologie et l’écologie d’un oiseau ayant vécu il y a presque 67 millions d’années…